Posez la question autour de vous : « Qu'est-ce qu'il faut pour aller au ciel ? » La réponse la plus fréquente, sous une forme ou une autre, sera : être quelqu'un de bien. Faire plus de bien que de mal. Et espérer, au bout du compte, que la balance penche du bon côté.
C'est une idée intuitive, et presque toutes les religions du monde la partagent. Mais après les leçons 3 et 4, vous voyez le problème. Si le péché est une question de nature et pas seulement de degré, aucune balance ne penchera jamais du bon côté. Et si Jésus a dû mourir pour nous sauver, c'est que nous ne pouvions pas le faire nous-mêmes.
La leçon précédente s'est terminée sur cette question : Jésus a tout accompli il y a deux mille ans, mais comment ce qu'il a fait devient-il réel pour moi aujourd'hui ? La Bible répond en une phrase, que toute cette leçon va déplier :
Éphésiens 2:8-9 (LSG)
Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.
Si vous arrivez directement sur cette leçon, l'introduction du parcours présente les neuf étapes et la manière de les suivre.
#Sauvé de quoi, et pour quoi ?
Le mot « salut » s'est usé à force d'être employé. Il faut lui rendre sa force : être sauvé, c'est être tiré d'un danger mortel. Et d'après la leçon 3, ce danger a plusieurs visages.
Le salut délivre de la condamnation : la dette que le péché a creusée devant Dieu est effacée. Il délivre de la puissance du péché, qui tenait l'homme en esclavage. Et il délivrera, au retour du Christ, de la présence même du péché et de la mort.
Mais le salut n'est pas seulement une évasion. C'est aussi une entrée. Celui qui était séparé de Dieu est réconcilié avec lui (Romains 5:10). Celui qui était étranger devient enfant de Dieu :
« Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » — Jean 1:12
Et la vie éternelle n'est pas d'abord une durée, une vie qui ne finirait pas : c'est une relation. « Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17:3). Nous revenons à la leçon 1 : le but de tout était de connaître Dieu.
Le Nouveau Testament parle du salut au passé, au présent et au futur, et les trois sont vrais en même temps.
- J'ai été sauvé de la condamnation du péché. C'est la justification, reçue par la foi (Romains 5:1) quand on vient à Christ et qu'on le confesse dans le baptême (Actes 2:38).
- Je suis en train d'être sauvé de la puissance du péché. C'est la sanctification, la transformation progressive de toute une vie (2 Corinthiens 3:18).
- Je serai sauvé de la présence du péché. C'est la glorification, au retour du Christ, quand nous lui serons semblables (1 Jean 3:2).
Nous sommes donc réellement sauvés, mais dans un état transitoire : déjà, et pas encore. La délivrance complète viendra au retour du Christ.
Cette leçon parle surtout du premier temps. Les leçons 6 et 8 parleront du deuxième, et la leçon 9 du troisième.
#Par grâce : un don, pas un salaire
Relisez Romains 6:23, que nous avons rencontré dans la leçon 3 : « le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle ». Un salaire, on le gagne. Un don, on le reçoit. Le salut appartient à la seconde catégorie, et à elle seule.
C'est ce que la Bible appelle la grâce.
La grâce est la faveur libre et imméritée de Dieu envers le pécheur. Elle n'est ni une récompense, ni un dû, ni une réponse à un effort : elle vient tout entière de Dieu, et elle est accordée précisément à ceux qui ne peuvent rien faire pour l'obtenir. Voir aussi Grâce.
Le point décisif est qu'on ne peut pas mélanger la grâce avec autre chose. Paul le dit sans détour : « Or, si c'est par grâce, ce n'est plus par les œuvres ; autrement la grâce n'est plus une grâce » (Romains 11:6). Il n'y a pas de grâce à 90 %, complétée par un petit effort de notre part. Un cadeau qu'on paie, même en partie, n'est plus un cadeau.
Paul va plus loin encore, dans une phrase qui a dû choquer ses premiers lecteurs :
Romains 4:4-5 (LSG)
Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due ; et à celui qui ne fait point d'œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice.
« Celui qui justifie l'impie. » Dieu ne sauve pas des gens qui seraient devenus assez bons. Il sauve des gens qui ne le sont pas.
#Le brigand sur la croix
L'Évangile de Luc en donne l'exemple le plus saisissant. Deux malfaiteurs sont crucifiés avec Jésus. L'un l'insulte. L'autre reconnaît qu'il mérite sa peine, que Jésus ne l'a pas méritée, et il se tourne vers lui :
Luc 23:42-43 (LSG)
Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.
Cet homme n'a fait aucune bonne œuvre, et il n'aura jamais le temps d'en faire : ses mains sont clouées. Il n'a rien à offrir, que sa confiance. Et cela suffit. Tout ce que la Bible dit de la grâce est dans cette scène.
La grâce est gratuite pour celui qui la reçoit, jamais pour celui qui la donne. Elle a coûté la croix. Ce n'est pas une indulgence de Dieu, qui fermerait les yeux sur le péché : c'est Dieu qui paie lui-même ce que le péché coûtait.
#Comment Dieu peut-il déclarer juste un coupable ?
Voilà une vraie difficulté. Nous avons vu dans la leçon 1 que Dieu « ne tient point le coupable pour innocent » (Exode 34:7). Comment peut-il alors « justifier l'impie » sans se renier lui-même ?
La réponse est dans un mot de tribunal : la justification. Justifier, dans la Bible, ne veut pas dire rendre quelqu'un meilleur. Cela veut dire déclarer juste, prononcer un verdict. Et ce verdict repose sur un échange, que nous avons vu dans la leçon 4 : « Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5:21).
Nos péchés sont portés au compte du Christ, qui en paie le prix à la croix. Sa justice, sa vie d'obéissance parfaite, est portée à notre compte. Dieu ne fait pas semblant : la dette a été réellement payée, et la justice qui nous est comptée est réellement celle du Christ.
Le prophète Zacharie a vu cet échange en image. Dans une vision, le grand-prêtre Josué se tient devant l'ange de l'Éternel, couvert de vêtements sales, et Satan l'accuse. Alors l'ange ordonne :
« Ôtez-lui les vêtements sales ! Puis il dit à Josué : Vois, je t'enlève ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête. » — Zacharie 3:4
C'est l'histoire de toute la Bible. Les feuilles de figuier d'Adam, la justice « comme un vêtement souillé » d'Ésaïe (leçon 3) : l'homme ne peut pas se couvrir lui-même. C'est Dieu qui l'habille.
La justification est l'acte par lequel Dieu déclare juste celui qui croit en Christ, non sur la base de ses œuvres, mais sur la base de l'œuvre accomplie de Jésus-Christ portée à son compte. C'est un verdict, et non une transformation progressive : il est complet dès le premier jour. Voir aussi Justification.
Et ce verdict produit immédiatement ses effets :
Romains 5:1 (LSG)
Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ.
« Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8:1). Pas « moins de condamnation ». Aucune.
#Par la foi : la main qui reçoit
Si le salut est un don, comment le reçoit-on ? Par la foi. C'est le mot de Jean 3:16, le verset le plus connu de la Bible :
Jean 3:16 (LSG)
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
Mais le mot « croire » est piégé. En français courant, « je crois » veut souvent dire « je suppose », « je n'en suis pas sûr ». La foi biblique est tout autre chose. Elle comprend trois éléments, que les théologiens ont nommés en latin :
- La connaissance (notitia) : savoir ce que l'Évangile affirme. On ne peut pas se confier en quelqu'un dont on ne sait rien.
- L'adhésion (assensus) : reconnaître que c'est vrai.
- La confiance (fiducia) : s'appuyer personnellement sur Christ, et sur lui seul.
Les deux premiers ne suffisent pas. Jacques le dit avec une ironie mordante : « Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent » (Jacques 2:19). Les démons ont une théologie exacte. Ils ne se confient pas en Dieu.
Pensez à une chaise. Vous pouvez savoir comment elle est fabriquée, être convaincu qu'elle est solide, et rester debout à côté. La foi, c'est s'asseoir : faire reposer tout son poids sur elle.
La foi est la confiance que le pécheur place en Christ seul pour son salut. Elle comporte trois dimensions inséparables : connaître ce que Dieu a dit, le tenir pour vrai, et s'y confier personnellement. Voir aussi Foi.
La foi n'est pas une œuvre plus spirituelle que les autres, qui mériterait le salut. Elle ne sauve pas parce qu'elle vaudrait quelque chose : elle sauve parce qu'elle reçoit celui qui sauve.
Une image ancienne le dit bien : la foi est la main qui reçoit un cadeau. Ce n'est pas la main qui a de la valeur, c'est le cadeau. Une main tremblante qui reçoit un trésor tient le trésor tout entier. Une foi faible en un Sauveur fort suffit.
#La repentance : faire demi-tour
La foi ne vient jamais seule. Dès le début, l'appel de l'Évangile a deux faces :
Actes 3:19 (LSG)
Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés…
Le mot grec traduit « repentance » est μετάνοια — metanoia : littéralement, un changement de pensée. Ce n'est pas d'abord une émotion, des larmes ou un sentiment de culpabilité. C'est un changement de regard : sur son péché, qu'on voit enfin comme Dieu le voit ; sur soi-même, qu'on cesse de justifier ; sur Dieu, vers qui l'on se tourne.
Repentance et foi ne sont pas deux étapes successives, mais les deux faces d'un même mouvement. On ne peut pas se tourner vers Christ sans se détourner de ce qui nous en éloignait. Paul décrit ainsi la conversion des chrétiens de Thessalonique : « vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai » (1 Thessaloniciens 1:9). Vers Dieu, en abandonnant les idoles : un seul geste.
Le remords
Regarde surtout les conséquences de la faute, et conduit au désespoir. Judas a regretté sa trahison, puis il est allé se pendre (Matthieu 27:3-5).
La repentance
Regarde l'offense faite à Dieu, et conduit à Dieu. Pierre a renié Jésus trois fois, a pleuré amèrement, puis est revenu à lui (Luc 22:62 ; Jean 21:15-19).
Paul l'a formulé ainsi : « la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7:10).
Deux précisions encore. La repentance est une condition du pardon, pas un mérite : « si vous ne vous repentez, vous périrez tous également » (Luc 13:3), mais on ne se lave pas pour aller prendre une douche. On vient tel qu'on est, poussé par la bonté de Dieu (Romains 2:4), et c'est Dieu lui-même qui accorde la repentance (Actes 11:18). Et elle n'est pas une promesse de ne plus jamais pécher : c'est un changement de direction, pas une garantie de perfection. Voir aussi Repentance.
#Une vie qui commence
Le salut n'est pas seulement un changement de statut devant Dieu. C'est le commencement d'une vie nouvelle.
« Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » — 2 Corinthiens 5:17
Jésus l'appelle une « nouvelle naissance » (Jean 3:3), et c'est l'œuvre du Saint-Esprit. Elle suit la foi : « à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés […] de Dieu » (Jean 1:12-13). Et le Nouveau Testament la lie au baptême : Jésus parle de naître « d'eau et d'Esprit » (Jean 3:5), et Paul du « baptême de la régénération » (Tite 3:5). Cela ne fait pas pour autant de la foi un mérite : c'est l'Esprit qui convainc de péché (Jean 16:8) et le Père qui attire à Christ (Jean 6:44). La leçon 6 sera consacrée au Saint-Esprit. Mais retenez déjà ceci. Juste après avoir dit que nous sommes sauvés par grâce, « non par les œuvres », Paul ajoute : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres » (Éphésiens 2:10). Les œuvres ne sont pas la racine du salut. Elles en sont le fruit.
On le résume souvent ainsi : nous sommes sauvés par la foi seule, mais la foi qui sauve n'est jamais seule. C'est ce qui réconcilie Paul et Jacques, qui semblent parfois se contredire. Voir la question La foi suffit-elle, si Jacques dit le contraire ?.
#Peut-on en être sûr ?
Beaucoup de chrétiens sincères vivent dans l'incertitude. À la question « si vous mourriez ce soir, seriez-vous avec Dieu ? », ils répondent : « Je fais de mon mieux, et j'espère. » Cela ressemble à de l'humilité. C'est en réalité revenir à la balance du début de cette leçon.
Si le salut dépendait de nos performances, personne ne pourrait en être sûr. Mais il repose sur l'œuvre accomplie du Christ et sur la promesse de Dieu. L'apôtre Jean a même écrit une lettre dans ce but précis :
1 Jean 5:13 (LSG)
Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.
« Afin que vous sachiez », pas « afin que vous espériez ». Et Jésus lui-même le dit au présent : « celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5:24). Et de ses brebis, il dit : « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main » (Jean 10:27-28).
Remarquez à qui s'adresse cette promesse : à celles qui entendent et qui suivent. Personne ne peut arracher le croyant de la main du Christ. Mais le croyant, lui, peut s'en détourner. Le Nouveau Testament avertit sans détour contre l'apostasie, l'abandon de la foi : « Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche » (Jean 15:6). Paul écrit que Christ nous fera paraître devant lui saints et irrépréhensibles, « si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Évangile » (Colossiens 1:22-23).
- On ne perd pas le salut en tombant. Le croyant pèche encore, et le chemin est prévu : « si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste » (1 Jean 2:1).
- On le perd en abandonnant la foi. On ne peut abandonner que ce que l'on possède : c'est bien un croyant, et non un incroyant, que l'Écriture avertit.
- L'abandon commence souvent sans bruit. « Prenez garde, frères, que quelqu'un de vous n'ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour » (Hébreux 3:12-13).
Cette assurance n'est donc ni de l'orgueil ni de l'insouciance. L'orgueil, ce serait de compter sur soi ; l'insouciance, de croire qu'on peut s'éloigner de Christ sans risque. L'assurance, c'est compter sur Christ et demeurer en lui. La question à se poser n'est pas « ai-je été assez bon ? », mais « est-ce en Christ, et en lui seul, que je me confie, et est-ce que je demeure en lui ? ».
#Comment recevoir ce salut ?
Paul le résume en deux lignes :
Romains 10:9-10 (LSG)
Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut.
Croire du cœur, confesser de la bouche : les deux vont ensemble. Dans le Nouveau Testament, cette confession trouve sa forme complète et publique dans le baptême. C'est le chemin que Pierre indique à la foule, le jour même de la Pentecôte :
Actes 2:38 (LSG)
Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.
Il n'y a pas de formule magique. Ce ne sont pas des mots qui sauvent, c'est Christ. Mais si vous voulez vous confier en lui aujourd'hui et ne savez pas comment le lui dire, voici des mots que vous pouvez faire vôtres, s'ils expriment ce qui est dans votre cœur :
Seigneur Jésus, je reconnais que j'ai péché contre toi, et que je ne peux pas me sauver moi-même. Je crois que tu es mort à ma place, et que tu es ressuscité. Je me détourne de mon péché, et je me confie en toi seul. Je veux te confesser devant les hommes et être baptisé en ton nom. Pardonne-moi, donne-moi ton Esprit, et sois désormais mon Seigneur.
Si vous avez fait ce pas, ne vous arrêtez pas là. Jésus a uni la foi et le baptême : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé » (Marc 16:16). Dans le livre des Actes, le baptême suit immédiatement la foi : les trois mille de la Pentecôte sont baptisés le jour même (Actes 2:41), le geôlier de Philippes « à cette heure même de la nuit » (Actes 16:33). Parlez-en à un chrétien que vous connaissez, cherchez une Église où l'on enseigne la Bible, et demandez à être baptisé. La leçon 7 vous dira ce que le baptême accomplit, et pourquoi on ne vit pas la foi seul.
- Le salut délivre de la condamnation, de la puissance et un jour de la présence du péché, et il fait entrer dans une relation avec Dieu, comme ses enfants.
- Il est par grâce : un don immérité, qu'on ne peut ni gagner ni compléter.
- Dieu déclare juste celui qui croit, parce que ses péchés ont été portés par Christ et que la justice de Christ lui est comptée : c'est la justification.
- On le reçoit par la foi, qui n'est pas seulement savoir et approuver, mais se confier en Christ seul. Cette foi se confesse publiquement dans le baptême, où Dieu donne le pardon et l'Esprit.
- La repentance en est l'autre face : un changement de pensée qui se détourne du péché pour se tourner vers Dieu.
- Les bonnes œuvres sont le fruit du salut, pas sa racine. Celui qui demeure dans la foi peut savoir qu'il a la vie éternelle ; une chute ne la lui retire pas, mais l'abandon de la foi, oui.
Rangez la balance. Si vous comptez encore, même un peu, sur vos bonnes actions pour être accepté par Dieu, arrêtez de compter. Votre acceptation repose sur ce que Christ a fait, pas sur ce que vous faites.
Faites le bien pour la bonne raison. Vous n'obéissez plus à Dieu pour être aimé de lui, mais parce que vous l'êtes déjà. Cela change tout : la peur laisse place à la reconnaissance.
Quand vous tombez, revenez. Le verdict de Dieu ne change pas à chaque faute. Confessez votre péché, recevez son pardon (1 Jean 1:9), et repartez.
Avez-vous mis votre confiance en Jésus-Christ pour votre salut ? Si non, qu'est-ce qui vous retient ? Si oui, sur quoi repose votre assurance : sur ce que vous faites pour Dieu, ou sur ce qu'il a fait pour vous ?
#Vers la leçon 6 : Qui est le Saint-Esprit ?
Nous avons parlé d'une nouvelle naissance, d'une vie nouvelle, d'une transformation qui dure toute l'existence. Mais qui opère cette nouvelle naissance ? Et comment un pécheur pardonné peut-il vraiment changer, alors que la leçon 3 nous a montré qu'il n'en avait pas la force ?
La réponse porte un nom : le Saint-Esprit, la troisième personne de la Trinité, souvent la moins connue. C'est le sujet de la prochaine leçon.