Tout le monde a un avis sur Jésus. Pour les uns, c'est un grand sage, un maître de morale comme Socrate ou Bouddha. Pour d'autres, un prophète, un révolutionnaire, un idéaliste mort trop jeune. Pour d'autres encore, un personnage de légende. Presque personne n'en dit du mal.
Jésus lui-même a posé la question à ses disciples. Il leur a d'abord demandé ce que les gens disaient de lui ; ils ont rapporté les opinions qui circulaient. Puis il les a regardés en face :
Matthieu 16:15-16 (LSG)
Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.
La leçon précédente s'est terminée sur un portrait. Pour sauver l'homme, il faudrait un homme, pour représenter les hommes comme Adam l'avait fait. Il faudrait un homme sans péché, qui n'ait pas de dette à payer pour lui-même. Et il faudrait plus qu'un homme, pour porter le poids de la faute des autres. Le Nouveau Testament affirme qu'un seul répond à ce portrait. Voyons pourquoi.
Si vous arrivez directement sur cette leçon, l'introduction du parcours présente les neuf étapes et la manière de les suivre.
#Un homme de l'histoire
Commençons par ce que personne ne conteste sérieusement. Jésus de Nazareth a existé. Il est né en Judée à la fin du règne d'Hérode le Grand, a grandi en Galilée, a enseigné pendant environ trois ans, et a été crucifié à Jérusalem sous le gouverneur romain Ponce Pilate, vers l'an 30.
Ces faits ne viennent pas seulement des Évangiles. L'historien romain Tacite, qui n'avait aucune sympathie pour les chrétiens, mentionne au début du IIe siècle un certain « Christus » exécuté sous l'empereur Tibère par le procurateur Ponce Pilate (Annales XV, 44). L'historien juif Flavius Josèphe, à la fin du Ier siècle, parle de « Jacques, frère de Jésus appelé Christ » (Antiquités juives XX, 200). Les historiens, croyants ou non, s'accordent aujourd'hui à dire que Jésus est un personnage réel. La question n'est pas de savoir s'il a existé, mais qui il était.
#Deux noms qui disent déjà tout
Son nom, Jésus, est la forme grecque de l'hébreu Yehoshoua, qui signifie « l'Éternel sauve ». L'ange avait dit à Joseph : « tu lui donneras le nom de Jésus ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21).
Christ, en revanche, n'est pas un nom de famille. C'est un titre.
Le mot grec Χριστός — Christos — traduit l'hébreu מָשִׁיחַ — mashiah, que nous transcrivons « Messie ». Les deux signifient « oint » : celui sur qui l'on a versé l'huile de consécration.
Dans l'Ancien Testament, trois fonctions recevaient cette onction : le prophète, qui transmet la parole de Dieu aux hommes ; le sacrificateur (ou prêtre), qui présente les hommes à Dieu par le sacrifice ; le roi, qui gouverne le peuple au nom de Dieu. Israël attendait un Messie qui les accomplirait pleinement. Aucun homme ne les avait jamais réunies toutes les trois.
Dire « Jésus-Christ », c'est donc déjà une confession de foi : Jésus est le Messie. Voir aussi Médiateur.
#Pleinement Dieu
L'Évangile de Jean s'ouvre sur une phrase qui fait écho à la première page de la Bible :
Jean 1:1, 14 (LSG)
Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. […] Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.
« La Parole était avec Dieu » : elle est distincte du Père. « La Parole était Dieu » : elle est pleinement Dieu. C'est la Trinité que nous avons rencontrée dans la leçon 1. Et cette Parole éternelle « a été faite chair » : elle est devenue un homme, Jésus.
Ce n'est pas seulement ce que les disciples ont dit de lui après coup. C'est ce que Jésus a fait et dit lui-même, au point de scandaliser ses auditeurs.
Il pardonne les péchés. À un paralysé qu'on lui amène, il dit : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés ». Les spécialistes de la Loi qui l'entendent réagissent aussitôt : « Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? » (Marc 2:5-7). Ils ont raison sur le principe : on peut pardonner une offense qu'on a subie, pas celle qu'un autre a subie. En pardonnant à un inconnu des péchés qui ne le concernaient pas, Jésus se comporte comme celui que tout péché offense.
Il reprend le nom de Dieu. « Avant qu'Abraham fût, je suis » (Jean 8:58) : c'est le « je suis » du buisson ardent, le nom de l'Éternel vu dans la leçon 1.
Il se dit un avec le Père. « Moi et le Père nous sommes un » (Jean 10:30). Ses auditeurs ramassent des pierres, et lui expliquent pourquoi : « parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu » (Jean 10:33).
Il accepte l'adoration. Quand Thomas, après la résurrection, tombe à ses pieds en disant « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20:28), Jésus ne le corrige pas. Les apôtres et les anges, eux, refusent toujours qu'on se prosterne devant eux (Actes 10:25-26 ; Apocalypse 22:8-9).
On dit volontiers que Jésus était un grand sage, sans être Dieu. Mais un homme qui prétend pardonner les péchés de tous, porter le nom de Dieu et recevoir l'adoration n'est pas un sage s'il se trompe. L'écrivain C. S. Lewis a résumé ce dilemme : soit Jésus savait que ses prétentions étaient fausses, et c'était un menteur ; soit il le croyait sincèrement à tort, et il n'avait pas toute sa raison ; soit il disait vrai, et il est Dieu.
Chacun peut choisir. Mais « simple maître de morale » est la seule option que Jésus ne nous a pas laissée.
Pour les objections les plus courantes, comme « le Père est plus grand que moi » (Jean 14:28), voir la question Jésus est-il vraiment Dieu ?.
#Pleinement homme
L'erreur inverse est aussi dangereuse : imaginer Jésus comme Dieu déguisé en homme, qui aurait fait semblant d'avoir faim ou d'avoir mal. Les Évangiles ne laissent aucune place à cette idée.
Jésus est né d'une femme, comme Dieu l'avait promis dès Genèse 3:15. Il est né d'une vierge, Marie, par l'action du Saint-Esprit (Matthieu 1:18-23 ; Luc 1:35) : c'est ainsi que le Fils éternel est entré dans l'humanité sans cesser d'être ce qu'il était. Puis il a grandi : « Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2:52). Il a été fatigué (Jean 4:6), a eu faim (Matthieu 4:2) et soif (Jean 19:28). Devant le tombeau de son ami Lazare, « Jésus pleura » (Jean 11:35). Il a connu l'angoisse, la trahison, la douleur, la mort.
Philippiens 2:6-8 (LSG)
Lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix.
L'incarnation est l'acte par lequel le Fils éternel de Dieu, sans cesser d'être pleinement Dieu, a pris une nature humaine complète et réelle en la personne de Jésus de Nazareth, né d'une vierge par l'opération du Saint-Esprit.
L'Église l'a résumé au concile de Chalcédoine (451) : Jésus-Christ est une seule personne en deux natures, pleinement Dieu et pleinement homme, sans que les deux natures soient mélangées ni séparées. Voir aussi Incarnation.
- Pas que Dieu s'est changé en homme, en abandonnant sa divinité. Il est resté Dieu.
- Pas que Jésus avait seulement l'apparence d'un homme. Sa faim, ses larmes et sa mort étaient réelles.
- Pas qu'il était à moitié Dieu et à moitié homme. Il est entièrement l'un et entièrement l'autre.
#Un homme sans péché
Jésus a été un homme véritable, mais pas un homme comme les autres sur un point décisif : il n'a jamais péché.
Hébreux 4:15 (LSG)
Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.
Il a mis ses adversaires au défi : « Qui de vous me convaincra de péché ? » (Jean 8:46). Personne n'a répondu. Et ceux qui l'ont connu de plus près, qui ont vécu trois ans avec lui, ont écrit qu'il « n'a point commis de péché » (1 Pierre 2:22).
Remarquez le parallèle avec Adam. Adam avait tout, dans un jardin, et il a désobéi. Jésus, au début de son ministère, est conduit au désert. Il n'a rien, il a jeûné quarante jours, il a faim. Le diable vient le tenter, comme le serpent autrefois. Et là où Adam a cédé, Jésus tient bon, trois fois, en répondant par la parole de Dieu (Matthieu 4:1-11). C'est pour cela que Paul l'appelle « le dernier Adam » (1 Corinthiens 15:45) : il recommence l'histoire humaine là où le premier l'avait perdue.
#Pourquoi fallait-il qu'il soit les deux ?
Reprenons le portrait de la leçon 3.
Il fallait un homme. Adam avait agi au nom de toute l'humanité ; pour la relever, il fallait un autre homme agissant en son nom. Un ange n'aurait pas pu la représenter. Le Christ « a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères » (Hébreux 2:17).
Il fallait un homme sans péché. Un pécheur qui meurt paie sa propre dette. Il ne peut pas payer celle des autres.
Il fallait Dieu. Aucune créature ne pouvait porter le poids du péché d'une multitude, ni vaincre la mort. Et c'est Dieu qui est offensé par le péché : il fallait que ce soit lui-même qui vienne le régler.
1 Timothée 2:5 (LSG)
Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme.
Un médiateur, c'est celui qui se tient entre deux parties séparées pour les réconcilier. Il doit toucher les deux rives. Pleinement Dieu, Jésus peut représenter Dieu auprès des hommes ; pleinement homme, il peut représenter les hommes auprès de Dieu. Il est le seul à pouvoir le faire, parce qu'il est le seul à être les deux.
#Pourquoi est-il mort ?
La mort de Jésus n'est ni un accident, ni un échec, ni la fin tragique d'un idéaliste. Il l'a annoncée à plusieurs reprises, et il en a donné le sens :
Marc 10:45 (LSG)
Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.
Il n'a pas été pris malgré lui : « Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même » (Jean 10:18). Et cette mort avait été annoncée sept siècles plus tôt par le prophète Ésaïe, avec une précision saisissante :
Ésaïe 53:5-6 (LSG)
Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous.
Relisez les petits mots : pour nos péchés, sur lui, nous sommes guéris. C'est le cœur de l'Évangile : il a pris notre place. Dans la leçon 3, nous avons vu que « le salaire du péché, c'est la mort » (Romains 6:23). À la croix, Jésus a reçu ce salaire, qui ne lui était pas dû, pour que ceux qui croient en lui ne le reçoivent pas.
« Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » — 2 Corinthiens 5:21
C'est aussi à la croix que se rejoignent les deux vérités de la leçon 1. La sainteté de Dieu n'y est pas mise de côté : le péché y est jugé, pleinement. Et l'amour de Dieu n'y est pas un sentiment vague : c'est Dieu lui-même, dans la personne du Fils, qui porte le jugement. Juste avant de mourir, Jésus s'écrie : « Tout est accompli » (Jean 19:30). Il ne reste rien à ajouter.
L'expiation est l'œuvre accomplie par Jésus-Christ à la croix, par laquelle il s'est offert lui-même en sacrifice à la place des pécheurs, portant la peine qui leur revenait et satisfaisant la justice de Dieu. Voir aussi Expiation.
- Un père injuste qui punit un innocent à la place des coupables. Le Fils se donne volontairement (Jean 10:18), et le Père et le Fils veulent la même chose. Celui qui paie, c'est Dieu lui-même.
- Un simple exemple de dévouement. Si la croix n'était qu'un modèle à imiter, elle ne réglerait rien du problème de la leçon 3 : la dette resterait entière.
#Il est ressuscité
Si l'histoire s'arrêtait à la croix, Jésus ne serait qu'un homme de bien mort injustement. Mais le troisième jour, le tombeau était vide.
C'est le plus ancien résumé de la foi chrétienne que nous possédions. Paul l'écrit vers l'an 55, une vingtaine d'années après les faits, et il précise qu'il l'a lui-même reçu :
1 Corinthiens 15:3-6 (LSG)
Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; et qu'il est apparu à Céphas, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts.
« Dont la plupart sont encore vivants » : Paul invite ses lecteurs à aller vérifier auprès des témoins. On n'écrit pas cela d'une légende.
Plusieurs faits vont dans le même sens. Le tombeau était vide, et même les adversaires de Jésus ne l'ont pas contesté : ils ont accusé les disciples d'avoir volé le corps (Matthieu 28:11-15). Les premiers témoins sont des femmes, alors que le témoignage d'une femme avait peu de poids à l'époque : qui aurait inventé un tel détail ? Et surtout, les disciples ont changé du tout au tout. Ces hommes qui s'étaient enfuis et cachés au moment de l'arrestation se sont mis à proclamer la résurrection en public, et plusieurs sont morts plutôt que de se rétracter. On peut mourir pour une erreur qu'on croit vraie ; on ne meurt pas pour une histoire qu'on sait avoir inventée.
La résurrection n'est pas un détail que l'on pourrait retirer du christianisme en gardant le reste. Paul le dit lui-même : « Et si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés » (1 Corinthiens 15:17). Le christianisme désigne lui-même le point où il pourrait être réfuté.
Et parce que Jésus est ressuscité, trois choses sont établies. Son sacrifice a été accepté : il « a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification » (Romains 4:25). Il est bien le Fils de Dieu (Romains 1:4). La mort n'a plus le dernier mot : sa résurrection est la première d'une moisson, celle de tous ceux qui lui appartiennent (1 Corinthiens 15:20). Voir aussi Résurrection.
#Où est-il aujourd'hui ?
Jésus n'est pas un souvenir. Quarante jours après sa résurrection, il est monté au ciel sous les yeux de ses disciples (Actes 1:9). Il y est vivant, et il continue d'agir : « il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7:25).
Et il reviendra. Les anges l'ont annoncé aux disciples le jour même : « Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel » (Actes 1:11).
Celui qui s'était abaissé jusqu'à la croix a été élevé au-dessus de tout :
Philippiens 2:9-11 (LSG)
C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
- Jésus de Nazareth est un personnage historique, crucifié sous Ponce Pilate vers l'an 30. « Christ » est un titre : il est le Messie attendu, prophète, sacrificateur et roi.
- Il est pleinement Dieu : il pardonne les péchés, porte le nom de Dieu et reçoit l'adoration.
- Il est pleinement homme : né d'une vierge, il a eu faim, soif, il a pleuré, il est mort. Mais il n'a jamais péché.
- Il fallait qu'il soit les deux pour être l'unique médiateur entre Dieu et les hommes.
- À la croix, il a pris notre place et reçu le salaire du péché qui nous revenait.
- Il est ressuscité corporellement, il est vivant aujourd'hui, il intercède pour les siens, et il reviendra.
Lisez un Évangile avec une seule question. Prenez l'Évangile de Marc et lisez-le en entier, en vous demandant à chaque page : qui est cet homme ? Notez ce qu'il dit de lui-même et ce que les autres en disent.
Regardez la croix dans les deux sens. Elle vous dit combien votre péché est grave, puisqu'il a fallu cela. Elle vous dit aussi combien vous êtes aimé, puisque Dieu a fait cela.
Parlez-lui comme à quelqu'un de vivant. Jésus n'est pas un grand homme du passé dont on étudie la pensée. Il est vivant, et il connaît la tentation de l'intérieur. « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4:16).
Jésus pose aujourd'hui encore la même question : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Il ne demande pas ce que disent les autres, vos parents, votre Église ou votre culture. Que lui répondez-vous, vous ?
#Vers la leçon 5 : Qu'est-ce que le salut ?
Jésus a tout accompli : il a vécu la vie que nous aurions dû vivre, il est mort de la mort que nous méritions, il est ressuscité. « Tout est accompli. »
Mais cela s'est passé il y a deux mille ans, à Jérusalem. Comment ce qu'il a fait là-bas devient-il réel pour moi, aujourd'hui ? Faut-il le mériter, le gagner, le compléter ? C'est la question de la prochaine leçon.