Glossaire

Assurance

Le croyant peut savoir qu'il a la vie éternelle. Cette certitude ne repose pas sur ses performances, mais sur la promesse de Dieu, pour celui qui demeure en Christ.

Débutant

Catégorie : Sotériologie

« Je fais de mon mieux, et j'espère. » La réponse ressemble à de l'humilité. Elle fait en réalité dépendre le salut de soi.

#Définition

Assurance

L'assurance du salut est la certitude que le croyant peut avoir de posséder la vie éternelle. Elle repose sur la promesse de Dieu et sur l'œuvre accomplie de Christ, et non sur les mérites du croyant. Elle est donnée à celui qui se confie en Christ et demeure en lui.

#« Afin que vous sachiez »

1 Jean 5:13 (Segond)


Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.

Jean ne dit pas « afin que vous espériez ». Et Jésus parle au présent : celui qui croit « a la vie éternelle » et « est passé de la mort à la vie » (Jean 5:24).

#Sur quoi elle repose

Fondement Ce qu'il apporte Texte
La promesse de Dieu Le socle : l'œuvre de Christ est achevée Jean 5:24
Le témoignage de l'Esprit On se sait enfant de Dieu Romains 8:16
Les fruits Une confirmation : la foi vivante se voit 1 Jean 2:3 ; 3:14

L'ordre compte. Les fruits confirment l'assurance, ils ne la fondent pas. Qui chercherait sa certitude d'abord dans sa conduite ne serait jamais sûr d'en avoir fait assez.

#« Personne ne les ravira »

Jean 10:27-28 (Segond)


Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.

La promesse est absolue, et elle a un destinataire : les brebis qui entendent et qui suivent. Personne ne peut arracher le croyant de la main du Christ, « ni aucune autre créature » (Romains 8:38-39). Mais le croyant, lui, peut s'en détourner (Jean 15:6). Voir Apostasie.

C'est pourquoi l'expression « une fois sauvé, toujours sauvé » n'est pas retenue ici. Elle part d'un souci juste, ne pas faire dépendre le salut des œuvres, mais elle détache la promesse de la foi qui la reçoit. L'Écriture les tient ensemble : « pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin l'assurance que nous avions au commencement » (Hébreux 3:14).

Ce que l'assurance n'est pas
  • De l'orgueil. Elle compte sur Christ, non sur soi : « je sais en qui j'ai cru » (2 Timothée 1:12).
  • De l'insouciance. Elle ne dispense pas de persévérer : « maintenez-vous dans l'amour de Dieu » (Jude 21).
  • L'absence de doute. Le doute n'annule pas la promesse ; c'est l'abandon de la foi qui s'en prive.

La question à se poser n'est donc pas « ai-je été assez bon ? », mais « est-ce en Christ seul que je me confie, et est-ce que je demeure en lui ? ». À celui qui répond oui, l'Écriture demande de savoir.

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