Une erreur doctrinale se reconnaît rarement à ce qu'elle nie. Elle se reconnaît à ce qu'elle simplifie.
Les grandes déviations de l'histoire chrétienne ne sont presque jamais des rejets frontaux de l'Écriture. Ce sont des tentatives de rendre plus simple ce que la Bible tient ensemble : un seul Dieu et trois personnes, un Christ pleinement Dieu et pleinement homme, un homme créé bon et réellement déchu.
Connaître le nom d'une erreur n'est pas de l'érudition inutile. C'est ce qui permet de la reconnaître quand elle revient sous d'autres mots — et elle revient toujours.
#Ce que cette série traverse
Ces erreurs ne se rangent pas dans une seule doctrine. L'arianisme touche la christologie, le modalisme la théologie propre, les lectures matérialistes de l'homme l'anthropologie biblique. C'est pour cela qu'elles forment une série plutôt qu'un chapitre : chaque contenu reste chez lui, et la série les rassemble.
Lisez-les dans l'ordre proposé : on part de la nature de Dieu, puis de la manière dont il se fait connaître, puis de ce qu'il dit de l'homme.